Suite à une
émission de FR3 je crois, j'avais commis ce texte sur l'air de
Nuits et Brouillards de Jean Ferrat, qui avec Brassens étaient mes
préferés .
En fin de texte ,
je lui demandais pardon d'avoir osé, mais j'aimais tant ces paroles
et... le sort de ses enfants si poignant !!!
Ils étaient vingt et cent, peut être des
milliers
Nus et frêles tremblants, près d'un palmier
dattier
Sous un soleil de plomb, fourbus et
haletants
Peut-être des milliers,ils étaient vingt et
cent
Bien qu'encore des enfants, ils étaient
sans espoir
Depuis qu'un jour hélas, on les avaient
jetés
Sous les fourches caudines de trafiquants
notoires
IIs n'avaient, depuis
lors, souri en société.
Qu'ils s'appellent Moktar, Boubakar ou
Halié
Tous les jours ils plongeaient, dans ce
lagon glacé
Par six mètres de fond décrochant les
filets.
Pour toute récompense, de grands coups de
pagaie.
On nous dit à présent, bien que ces maux
perdurent,
Que l'enfer cessera très bientôt ils le
jurent
Mais mon dieu que c'est long quand va-t-on
les sauver
Ces
enfants sans défense, de ces sires
mauvais?
Mais qui donc en ce monde va pouvoir
arrêter,
Trop occupés qu'ils sont à tout faire
péter,
Cet ignoble trafic, trop longtemps
toléré
Sur cette terre d'Afrique, si souvent
ignorée.
Vous étiez vingt et cent, vous êtes des
milliers
Nus et frêles, tremblants, près d'un
palmier dattier
Sous un soleil de plomb, fourbus et
haletants,
Sûrement des milliers, vous êtes vingt et
cent.
axix 2006
Pardon...... Monsieur Jean
Ferrat